rencontre avec laëtitia coupeau

Découvrez l’histoire de Laëtitia Coupeau, une judoka passionnée qui, dès l’âge de 6 ans, a trouvé dans le judo bien plus qu’un simple sport : une véritable école de vie.

Entre compétitions de haut niveau, engagement bénévole et promotion de la discipline chez les vétérans, elle incarne avec force et dévouement les valeurs qui font du judo un art martial d’exception. Plongez dans son parcours riche en émotions, en défis relevés et en passion partagée, et laissez-vous inspirer par son message : « Hadjime, quel que soit votre âge. »

« Pour débuter, pourrais-tu te présenter brièvement et nous retracer ton parcours de judoka ? »

Je m’appelle Laëtitia COUPEAU et j’ai 49 ans. Je suis responsable de service action sociale dans une institution de retraite complémentaire. J’ai commencé le judo à l’âge de 6 ans. Ce sont mes parents qui ont décidé de m’y inscrire car je n’avais pas tellement confiance en moi étant plus jeune et j’étais assez sensible aux remarques de mes camarades de classe et je pleurais souvent. Je suis tombée sur un professeur extra André PARENT qui m’a fait découvrir cet art martial, je ne le remercierai jamais assez !

J’ai suivi les filières sport études et sport universitaire à Nancy, j’ai également un DEJEPS spécialité judo et un brevet fédéral de rugby.

J’avais un niveau national en catégorie espoirs (à l’époque) et senior. J’ai participé plusieurs fois aux championnats de France en individuel, dans les catégories des -48 et -52kg.

J’ai retrouvé le chemin des compétitions en catégorie vétérans en 2018.

« Qu’est-ce qui te passionne le plus dans le judo, tant sur le plan sportif que sur le plan humain ? »

Le judo fait partie intégrante de ma personnalité car il ne m’a jamais quitté. Il intègre mon quotidien au travers d’une discipline de vie, un attachement aux valeurs qu’il véhicule grâce à son code moral.

Je suis fascinée par la capacité que cette discipline à fédérer, à soutenir et à s’encourager les uns, les autres.

Le judo c’est aussi se dépasser soi-même, pratiquer quand tout va bien et aussi quand certains moments de la vie nous abîment. C’est une ressource pour bien vivre dans son corps et dans sa tête.

Sportivement, il développe nos capacités à entreprendre, à obtenir les habilités pour performer, il nourrit les rencontres et entretient le corps en bonne santé.

« Quelles sont les étapes clés de ta carrière sportive ? »

Plusieurs fois sélectionnée aux championnats de France individuel et championnats corpo, UNSS et universitaires

Un titre de championne interrégionale (à l’époque) catégorie espoir-senior

  • 2018 Championne d’Europe vétérans -48kg
  • 2019 Vice-championne du Monde vétérans -48 kg
  • 2019 Vice-championne d’Europe -52kg
  • 2022 Bronze aux championnats de France vétérans -57kg
  • 2023 Victorieuse des European Master Games -52kg
  • 2025 Bronze à la Coupe de France vétérans par équipe mixte

« En ta qualité de compétitrice, comment te prépares-tu mentalement et physiquement ? »

Sur les périodes de compétitions ou de tournois, bien évidemment, il y a les entrainements quotidiens, à la fois sur le tatami et en dehors avec du renforcement musculaire notamment. Jusqu’à 5 fois semaines à l’approche des échéances, les stages d’été, les stages en week-end. J’essaie d’avoir une alimentation équilibrée tout au long de l’année.

Sur le plan mental, j’utilise l’imagerie mentale pour répéter mes mouvements et visualiser mon travail, mon système d’attaque. Parfois, aussi quelques exercices de respiration

« Comment gères-tu la pression et le stress avant une compétition ? »

En général, j’essaie d’être au poids avant le départ sur une grosse compétition pour ne pas avoir ce stress. La veille d’un évènement, j’essaie aussi de faire quelque chose de tout à fait différent pour ne pas penser à l’épreuve (cinéma, massages, discussion entre ami-e-s…).

La veille, avant de m’endormir, je visualise mes techniques, mes combinaisons au sol et debout, je me dis que je n’ai rien à perdre.

Et puis le plaisir avant tout !

« Tu es membre du Conseil d’Administration de la ligue. Qu’est-ce qui t’a motivée à t’engager au sein de cette équipe autour de Jean-Louis DUVERGEY ? »

Au-delà de la parité nécessaire dans une équipe, pouvoir apporter une visibilité à la catégorie vétérans a été ma principale motivation. Nous accueillons un tournoi labellisé du circuit national, celui de Gérardmer. J’ai à cœur de pouvoir soutenir cette démarche. Une commission spécifique vétérans a vu le jour.

« En tant que membre du Conseil d’Administration, quelles sont tes principales missions et responsabilités ? »

Je suis responsable de la commission vétérans au sein de la ligue et Référente régionale pour le compte de la commission nationale vétérans.

Je représente également notre ligue au sein du CROS (comité régional olympique et sportif) GRAND EST et suis engagée dans les réflexions RSO (responsabilité sociétale des entreprises) plus particulièrement.

J’ai en charge la co-organisation de la Coupe Grand Est qui se déroule pour la deuxième année à Epinal le 18 octobre prochain.

« Tu es responsable de la commission Vétérans. Quelles sont les spécificités liées à cette catégorie d’âge ? »

La pratique du judo par les vétérans concerne les hommes et les femmes de plus de 30 ans, toutes couleurs de ceinture confondues, quel que soit le niveau de pratique.

Il existe plusieurs profils de vétérans pratiquants : ceux qui ont toujours fait du judo, des parents dont les enfants pratiquent et ils finissent par enfiler le kimono à leur tour, des judokas qui ont arrêté à cause des blessures, par évolution professionnelle puis décident de revenir fouler les tatamis…

Cette catégorie d’âge prend de l’ampleur tant dans le domaine de la compétition, du loisir, du sport santé, de l’investissement bénévole que par la présence sur des missions fédérales, clubs, arbitrage… Organisée par catégorie d’âge, elle permet aux plus fervents amateurs de judo de continuer à pratiquer leur passion dans le cadre compétitif

« Quelles actions as-tu entreprises pour promouvoir le judo chez les vétérans et favoriser leur participation ? »

Le Groupe de Travail national m’a demandé d’identifier des référents départementaux pour créer des synergies de territoires. Les départements de notre ligue s’organisent et rassemblent les judokas vétérans pour des entrainements ciblés.

Un compte Facebook dédié transmet la grande majorité des informations sur le sujet des vétérans.

Nous avons créé la Coupe Grand Est en 2025 avec près de 193 participants kyus et ceintures noires

« Comment le judo vétéran contribue-t-il à la dynamique globale de la discipline dans la région ? »

Le mouvement vétérans prend de l’ampleur et se structure un peu plus chaque année. Il peut être une source de licences et accroitre ainsi la visibilité de notre discipline par l’accroissement des pratiquants. Il permet de dynamiser les territoires avec les initiatives portées sur le terrain, de favoriser la bonne santé des plus de 30 ans.

« Que dirais-tu à celles et ceux qui souhaitent s’engager bénévolement dans le judo ? »

L’engagement bénévole est une source d’épanouissement où chacun à sa place. Il permet de rendre service et de se sentir utile, de transmettre des compétences, d’accroitre ses relations sociales. Il répond aussi à la maxime caractéristique de notre discipline « entraide et prospérité mutuelle ».

Sans hésiter, je les inviterai à rejoindre cette grande famille des bénévoles judokas ou non d’ailleurs.

« Pour conclure ton entretien, pourrais-tu nous donner ton « mot de la fin » ? »

Hadjime quel que soit votre âge.

Merci Laëtitia !

Mise à Jour 20/09/2026 (CM)