rencontre avec vicky vilmont

Découvrons aujourd’hui Vicky VILMONT, notre directeur technique régional, est une figure incontournable de notre équipe. Vicky, qui s’apprête à retrouver ses racines dans sa région d’origine, a été un pilier essentiel pour nos équipes technique et administrative durant ces deux dernières années. Son professionnalisme, son engagement sincère, sa bienveillance, ainsi que sa capacité à fédérer et à mener ses missions avec succès, ont grandement contribué à la dynamique de notre ligue.

Dans cet entretien, Vicky nous partagera son vécu dans le Grand Est, ses expériences marquantes, ses souvenirs précieux et ses impressions personnelles. Nous souhaitons également profiter de cette occasion pour lui adresser nos plus chaleureux remerciements pour votre engagement, bienveillance et détermination. Tu laisses derrière toi un héritage précieux. Nous te souhaitons le meilleur pour cette nouvelle étape. Bon vent, Vicky, et que ton avenir soit rempli de succès et de belles découvertes !

« Pour débuter, pourrais-tu te présenter brièvement et nous retracer ton parcours dans le monde du judo ? »

Mon parcours dans le judo est relativement classique, même si j’ai eu la chance de grandir dans une famille profondément attachée à cette discipline. Ma mère est professeure de judo, 5e dan, et mon père est 1er dan. Il était donc assez naturel que je découvre le judo dès mon plus jeune âge.

J’aime souvent dire que j’ai commencé le judo dans les jupes du judogi de ma mère. Très vite, cette pratique est devenue une passion qui ne m’a plus quitté. J’ai ensuite suivi l’ensemble du parcours de performance fédéral : la classe départementale, le Pôle Espoir de Tours, le Pôle France d’Orléans, puis l’INEF et l’INSEP.

Parallèlement à mon parcours sportif, mes parents ont toujours insisté sur l’importance de la formation. J’ai ainsi obtenu plusieurs diplômes : le BEES 1er degré, le DESJEPS Judo, le BPJEPS Activités Physiques pour Tous ainsi qu’un Diplôme Universitaire de préparation mentale. De fil en aiguille, j’ai choisi de faire du judo mon métier. Pouvoir associer passion et activité professionnelle est une véritable chance.

« Tu es directeur technique régional depuis 2024 dans le Grand Est. Quels défis as-tu rencontrés et comment les as-tu surmontés ? »

J’ai pris mes fonctions de directeur technique régional en 2024 à la suite de ma réussite au concours du professorat de sport. Je dois reconnaître que le Grand Est n’était pas forcément mon premier choix géographique. Étant originaire du Centre-Val de Loire et très attaché à l’Ouest de la France, je connaissais finalement assez peu cette région.
Pourtant, j’ai rapidement découvert un territoire passionnant. Le Grand Est est une région immense, composée de dix comités départementaux, avec des réalités parfois très différentes d’un territoire à l’autre.

J’ai eu la chance d’être accueilli et accompagné par une équipe de ligue exceptionnelle. Leur soutien a été déterminant, d’autant plus que cette prise de poste s’effectuait en parallèle de mon année de stagiairisation.

Le principal défi a été de comprendre les spécificités locales, les différents bassins de pratique, les attentes des clubs, ainsi que le fonctionnement des instances départementales et régionales. La question qui m’a animé durant ces deux années a toujours été la même : Comment être utile à l’ensemble des clubs d’un territoire aussi vaste !

« Selon toi, quelles sont les forces et les axes d’amélioration du judo dans le Grand Est ? »

Les forces du Grand Est sont nombreuses. La première est sans aucun doute la qualité de ses ressources humaines. Qu’il s’agisse des élus, des salariés administratifs ou des membres de l’équipe technique régionale, tous sont profondément investis et passionnés par le judo.

La région bénéficie également d’un maillage territorial remarquable avec trois Pôles Espoirs, répartis sur les différents bassins, ainsi qu’un Pôle France dont la qualité du travail n’est plus à démontrer. Les résultats obtenus ces dernières années aux niveaux national, international et même olympique témoignent de cette excellence.

Concernant les axes d’amélioration, tout est toujours perfectible. S’il fallait mettre en avant un projet structurant pour l’avenir, je citerais la création d’un dojo régional. Avec près de 475 clubs et plus de 45 000 licenciés, la Ligue Grand Est mérite un équipement de référence capable d’accompagner son développement et son rayonnement.

« Quelles initiatives ou projets te tiennent particulièrement à cœur et que tu souhaites mettre en avant ? »

S’il y a un projet que je souhaite mettre en lumière, c’est sans hésitation SAKIDO. Ce projet réunit tout ce que j’apprécie : l’innovation, la simplicité et le bon sens. Lorsqu’on le découvre, on a presque envie de dire : “c’était évident”. Mais encore fallait-il avoir l’idée et surtout la concrétiser.

Je tiens à saluer le travail de Corentin KOENIG, qui pilote ce projet avec beaucoup d’énergie, ainsi que le soutien des élus de la Ligue qui ont cru en cette démarche. J’ai hâte de découvrir les futures évolutions et les nouveaux produits qui verront le jour.
Une chose est certaine : même en quittant le Grand Est, je continuerai à collecter des judogis en fin de carrière pour contribuer à cette belle initiative.

J’ai également eu la chance d’accompagner ou d’amorcer d’autres projets dont je suivrai l’évolution avec beaucoup d’intérêt, notamment le Get Together, l’équivalent d’un championnat d’Europe destiné aux personnes en situation de handicap mental, ainsi que la candidature pour accueillir les Championnats de France Seniors 1ère Division à Metz en 2027.

« Quelles compétences et qualités ont été essentielles pour mener à bien ta mission de directeur technique régional ? »

Cette fonction était totalement nouvelle pour moi.

Au-delà des aspects techniques liés au judo, il fallait représenter l’équipe technique auprès des élus régionaux et départementaux et accompagner les différents acteurs dans leurs projets.

J’ai toujours considéré mon rôle avant tout comme celui d’un accompagnateur. Il s’agit d’écouter, de conseiller, d’orienter, de mettre en relation les bonnes personnes, de favoriser les partenariats et d’apporter un regard parfois plus global sur certaines problématiques.

Il faut également savoir prendre des décisions. Certaines impliquent du changement, et l’on sait que le changement n’est jamais simple pour personne. J’ai toujours essayé de privilégier la pédagogie et l’accompagnement afin de donner du sens aux évolutions proposées.

Cette expérience m’a beaucoup appris. Les compétences en management sont essentielles dans ce métier, tout comme la disponibilité et la capacité à être au service des autres. Dans une région aussi vaste que le Grand Est, avec autant d’acteurs à accompagner, il est parfois difficile d’être partout à la fois. C’est sans doute l’une des frustrations du poste, mais aussi ce qui en fait toute sa richesse.

« Que retiendras-tu de ton expérience dans le Grand Est ? »

Avant tout, je retiendrai les femmes et hommes qui font vivre le judo au quotidien. Les bénévoles, les enseignants, les dirigeants, les élus, les salariés, mais aussi les milliers de licenciés qui donnent du sens à notre engagement.

Au-delà des projets et des résultats, ce sont les rencontres humaines qui marquent durablement. J’ai découvert une région attachante, accueillante et profondément investie dans le développement du judo.

Je quitte le Grand Est avec énormément de gratitude et de souvenirs qui m’accompagneront dans la suite de mon parcours.

« En quoi ton expérience dans la région Grand Est a-t-elle enrichi ton parcours personnel et professionnel ? »

Cette expérience a été extrêmement enrichissante. Elle m’a permis de découvrir de nouveaux modes de fonctionnement, de nouvelles organisations et surtout de nombreuses personnes qui œuvrent au quotidien pour le développement du judo.

J’ai eu la chance de rencontrer des élus, des enseignants, des hauts gradés, des bénévoles, des dirigeants et des judokas venus d’horizons très différents. Chacun, à sa manière, m’a apporté quelque chose et m’a permis de grandir, tant sur le plan professionnel que personnel. Le fait de sortir de ma région d’origine et de m’adapter à un nouvel environnement a également été une véritable source d’apprentissage. Cette expérience m’a conforté dans l’idée que la richesse de notre discipline repose avant tout sur les femmes et les hommes qui la font vivre.

« Quels sont tes projets pour l’avenir ? »

Mon projet principal est simple : continuer à servir le judo. Je crois profondément en cette discipline et aux valeurs qu’elle véhicule. Dans un monde où certaines évolutions peuvent parfois interroger ou diviser, je reste convaincu que le judo a un rôle essentiel à jouer.

Le judo est un formidable outil d’éducation, d’inclusion et de cohésion sociale. Il permet de rassembler des personnes d’âges, de parcours et d’origines différents autour de valeurs communes de respect, d’entraide et de dépassement de soi.

Je souhaite donc poursuivre mon engagement au service du développement du judo, accompagner les clubs, soutenir les projets et contribuer, à mon niveau, à transmettre cette philosophie qui m’anime depuis toujours.

« Souhaites-tu adresser un message particulier aux licenciés de la région ? »

Je voudrais simplement dire merci. Merci à toutes celles et tous ceux qui font vivre le judo au quotidien : les pratiquants, les bénévoles, les enseignants, les arbitres, les commissaires sportifs, les dirigeants et les élus. Chacun contribue, à son niveau, à faire grandir notre discipline.

S’il y a un message que j’aimerais transmettre, c’est que l’important n’est pas uniquement la médaille ou le résultat final. Ce qui compte avant tout, c’est le chemin parcouru pour y parvenir.

Et lorsque la médaille n’est pas au rendez-vous, il reste toujours quelque chose de précieux : l’apprentissage, l’expérience et la progression.

Le Grand Est est une région de passionnés. J’y ai rencontré des personnes investies, sincères et profondément attachées aux valeurs du judo. Je garderai de très nombreux souvenirs de cette aventure humaine.

Même si je poursuis mon parcours dans une autre région, je resterai toujours attentif aux réussites du Grand Est et je continuerai à suivre avec beaucoup d’intérêt les projets qui y seront menés.

« Pour conclure ton entretien, pourrais-tu nous donner ton « mot de la fin » ? »

Continuons à faire vivre ensemble ce qui fait la force du judo : l’humain.

Merci pour tout Vicky !

Mise à Jour 19/07/2026 (CM)