rencontre avec Victor VIEILLE-MARCHISET

Partons à la rencontre de Victor VIEILLE-MARCHISET, directeur sportif de l’ASPTT Strasbourg et passionné de judo depuis son enfance. Depuis plus de 15 ans, il consacre son énergie à transmettre aux jeunes générations les valeurs fondamentales de ce sport, telles que l’entraide, le dépassement de soi et le respect. 

À travers cette interview, Victor nous partage sa vision du judo et nous dévoile l’importance des valeurs fondamentales du judo dans la formation de jeunes athlètes, mais aussi dans celle de citoyens responsables. Embarquez avec nous pour un échange enrichissant, où il nous racontera ses motivations profondes, ses défis, et ses ambitions pour l’avenir.

« Pour débuter, pourriez-vous vous présenter brièvement et nous retracer votre parcours dans le monde du judo ? »

Je m’appelle Victor VIEILLE-MARCHISET et je suis le directeur sportif de l’ASPTT Strasbourg depuis cinq ans. En parallèle, j’interviens également pour le comité du Bas-Rhin, où je suis intervenant des benjamins et des minimes, ainsi que pour la Ligue Grand Est de Judo en tant que formateur.

Pratiquant le judo depuis l’âge de 5 ans, cela fait maintenant 28 ans que je suis passionné.

« Depuis combien de temps exercez-vous en tant qu’entraîneur de judo auprès d’enfants, et qu’est-ce qui vous a poussé à choisir cette voie ? »

J’ai commencé le judo dans le club de mon père. À partir de mes années benjamins-minimes, j’ai commencé à m’impliquer davantage en aidant lors des séances et des stages pour les plus jeunes.

Très vite, j’ai pris conscience de l’importance de l’enseignement et j’ai décidé de passer mon premier diplôme d’entraîneur à l’âge de 18 ans. Par la suite, j’ai eu la chance d’enseigner dans différents contextes, d’abord dans des clubs, puis dans un pôle espoirs. Il y a cinq ans, j’ai rejoint l’ASPTT Strasbourg, où je continue à transmettre ma passion et à accompagner les jeunes judokas dans leur progression.

« Quels sont, selon vous, les principaux défis à relever pour devenir un bon entraîneur de judo ? »

Avant toute chose, je pense que le niveau technique est fondamental mais il ne suffit pas à lui seul. Il est également crucial d’aimer transmettre et trouver des solutions innovantes et adaptées pour faire accrocher les jeunes à la pratique.

« Pouvez-vous nous décrire un entraînement type ? »

Je construis mes entraînements pour les plus jeunes en mettant l’accent sur les qualités physiques telles que la coordination, le repérage dans l’espace et le gainage. Je souligne également l’importance du rôle de Uke et de l’entraide dans l’entraînement.
À partir des catégories benjamins, j’essaie au maximum de mixer le travail physique avec des exercices techniques et d’habileté fondamentale.
Ensuite, une étape clé consiste en la pratique technique, où la répétition est primordiale pour progresser efficacement. Enfin, nous terminons par le randori. En tant que sport de combat, le randori fait partie intégrante de notre discipline. Il faut donner aux judokas l’envie de pratiquer le combat.

« Quelle est la règle la plus importante du judo que vous enseignez aux enfants ? »

Le respect : le respect des règles, du cadre et de l’autre sont, pour moi, les plus importants. Quand les enfants débutent, il faut savoir où se placer, quand prendre la parole, ce qu’ils peuvent ou ne peuvent pas faire. Essayer de mettre de l’ordre dans le cours pour ensuite pouvoir proposer des séances qui se déroulent correctement.

« Comment adaptez-vous vos entraînements pour tenir compte des différences de niveau entre les enfants ? »

Les techniques choisies sont adaptées à l’âge des pratiquants. Ensuite, il faut savoir trouver des alternatives pour simplifier ou complexifier le travail de base afin que tout le monde puisse être en réussite, sans que ce soit trop facile ni ennuyeux.
À côté de cela, nous proposons des cours « confirmés » et « compétition ». Cela permet d’avoir des groupes plus homogènes et donc une évolution plus rapide. Nous éduquons également les judokas à s’entraider et à savoir travailler ensemble, car même s’il y a une différence de niveau, de taille ou de poids, nous devons être capables de pratiquer ensemble dans de bonnes conditions.

« Est-ce que les enfants aiment participer aux compétitions ?  »

Il y a une bonne partie des enfants qui aiment participer aux compétitions. Pour ma part, j’essaie de séparer les groupes loisirs des groupes compétition, car là où nous avons des entraînements avec beaucoup de répétitions, de chutes et de combats, proposer des groupes loisirs permet une autre pratique pour des jeunes qui veulent continuer le judo uniquement pour le plaisir.

« Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre travail d’entraîneur de judo pour enfants ?  »

Ce qui me plaît le plus dans mon activité d’entraîneur, c’est de voir évoluer les jeunes. C’est toujours un plaisir de voir des judokas que nous avons depuis petits progresser, s’épanouir, participer à des compétitions et ramener des médailles.

C’est surtout cela qui m’épanouit : l’évolution des jeunes, mais aussi des moins jeunes, car nous avons également des pratiquants qui commencent le judo à l’âge adulte.

« Pour conclure notre entretien, pourriez-vous nous donner votre « mot de la fin »»

J’ai eu des entraîneurs tout au long de ma vie de judoka qui m’ont transmis énormément tant sur le tapis qu’en dehors.
Et j’ai la chance aujourd’hui de pouvoir transmettre à mon tour et de former des enseignants qui transmettront à leur tour.

Merci Victor !

Mise à Jour 19/04/2026 (CM)